Les Rencontres des Arts Décoratifs
L’Antiquité réinventée : modèles, imaginaires et créations, de 1850 à nos jours
Appel à contributions
Modalités de soumission
Les propositions d’intervention d’environ 2500-5000 signes (espaces compris), ainsi qu’une bio-bibliographie sont à envoyer avant le 30 novembre 2026 aux adresses
email suivantes :
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- jeremie.cerman@gmail.com,
- audrey.gay-mazuel@madparis.fr,
- anne.perrin-khelissa@univtlse2.fr,
- sebastien.quequet@madparis.fr,
- estelle.thibault@paris-belleville.archi.fr,
- rossella.froissart@ephe.psl.eu,
- celine.trautmann- waller@ephe.psl.eu,
- amandine.loayza-desfontaines@madparis.fr
Les communications retenues auront une durée de 20 minutes. Les journées d’étude se dérouleront les 26 et 27 mai 2027 au musée des Arts décoratifs.
>>> Pour télécharger l’appel complet
Cadre de la sixième Rencontre
Du 22 mars au 22 août 2027, le musée des Arts décoratifs présentera l’exposition « Rêver l’Antiquité. Une odyssée du décor depuis 1850 », première manifestation consacrée aux multiples réinterprétations de l’Antiquité dans les arts décoratifs, la mode et le design de la seconde moitié du xixe siècle à aujourd’hui. Loin d’être un simple héritage figé, l’Antiquité apparaît, depuis plus de cent cinquante ans, comme un répertoire de formes, de récits, de techniques et de valeurs sans cesse réinventé. Tour à tour modèle esthétique, instrument politique, idéal éducatif, source d’innovation ou objet de détournement, elle nourrit les créations les plus diverses, du Second Empire aux
productions les plus contemporaines. Dans le prolongement de cette exposition, les
à explorer les multiples formes d’appropriation de l’Antiquité dans les arts décoratifs, la mode, le design et les cultures visuelles depuis 1850. Les contributions issues de l’histoire de l’art, de l’histoire, de l’archéologie, de l’histoire ancienne et, plus largement, des sciences humaines et sociales sont les bienvenues pour nourrir cette réflexion.
Les communications pourront notamment porter sur les thématiques suivantes :
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- La redécouverte de l’Antiquité depuis le milieu du xixe siècle : archéologie, collections, musées, fonds documentaires, publications, diffusion des savoirs et renouvellement des connaissances.
- L’Antiquité comme modèle, source et laboratoire de création : réinterprétations dans le décor, les arts décoratifs, le bijou, l’architecture, les arts du jardin, la mode et le design, du Second Empire à la création contemporaine ; formes, motifs, matériaux, couleurs, techniques et savoir-faire.
- Les circulations, les appropriations et les réceptions de l’Antiquité : transferts artistiques et culturels, réseaux de création, institutions, collectionneurs, expositions, perspectives européennes et internationales.
- Les nouveaux imaginaires de l’Antiquité : réemplois, détournements et réinventions dans les arts contemporains, le design, la mode, le bijou, les arts du spectacle et les cultures visuelles et populaires (cinéma, théâtre, danse, opéra, bande dessinée, jeux
vidéo, productions numériques, etc.). - Les approches critiques et méthodologiques : histoire des collections et des expositions, enjeux patrimoniaux, politiques, sociaux et culturels des références à l’Antiquité.
Cette liste n’est pas limitative. Toute proposition en lien avec les enjeux scientifiques de l’exposition « Rêver l’Antiquité. Une odyssée du décor depuis 1850 » sera examinée avec intérêt. L’appel est ouvert aux propositions de jeunes chercheurs internationaux.
Les relations entre les arts, les métiers et l’industrie suscitent aujourd’hui un très
grand intérêt. Cours, séminaires et conférences se multiplient, nous incitant à approfondir les connaissances et à débattre autour de questions méthodologiques, théoriques, patrimoniales et techniques.
Les Rencontres des Arts Décoratifs entendent contribuer à la structuration de ce champ
relativement récent de l’histoire de l’art en donnant une visibilité à la jeune recherche. Cette année, les propositions de jeunes chercheurs retenues s’inscriront dans un programme plus large de deux journées d’étude, réunissant également des chercheurs et chercheuses confirmés autour des mêmes enjeux scientifiques.
L’université, les écoles d’art et d’architecture ainsi que les institutions patrimoniales publiques et privées sont appelées à nourrir ces échanges. Étudiantes et étudiants titulaires d’un Master 1 ou d’un Master 2 (soutenu depuis moins de deux ans), doctorants et jeunes docteurs font découvrir à un large public des collections et des fonds inédits, des créations encore ignorées, des techniques oubliées, des courants esthétiques méconnus.
Les analyses et les discussions sont introduites et animées par des spécialistes reconnus pour l’acuité de leur regard et la singularité de leur approche. Chaque rencontre peut être suivie par des visites d’exposition, de fonds d’archives ou de collections. Conçu au milieu du xixe siècle pour instruire artistes, artisans et ouvriers d’art, diffuser les savoirs et promouvoir la création contemporaine, le musée des Arts décoratifs entend valoriser les dimensions multiples du « faire » qui, encore aujourd’hui, vivifient la production des objets. Réunis à l’occasion de ce rendez‑vous annuel, jeunes chercheurs, enseignants, professionnels et amateurs sont incités à mener ensemble une réflexion historique, critique et prospective, sur les chemins croisés de la conception des formes, de la fabrication des choses et de l’aménagement des espaces de vie.
Comité scientifique
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- Jérémie Cerman, professeur, Université d’Artois, UR 4027 – Centre de Recherche et d’Études Histoire et Sociétés (CREHS)
- Rossella Froissart, directrice d’études, École Pratique des Hautes Études, EA 4116 – Savoirs et pratiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine (SAPRAT)
- Bénédicte Gady, directrice du musée des Arts décoratifs et du musée Nissim de Camondo
- Audrey Gay‑Mazuel, conservatrice du patrimoine en charge des collections xixe – Art nouveau, musée des Arts décoratifs, Paris
- Anne Perrin, professeure, Université Toulouse-Jean-Jaurès, UMR 5436 – FRAMESPA (France, Amériques, Espagne. Sociétés, pouvoirs, acteurs)
- Sébastien Quéquet, attaché de conservation, musée des Arts décoratifs
- Estelle Thibault, professeure, École nationale supérieure d’architecture Paris-Belleville, IPRAUS
- Céline Trautmann‑Waller, directrice d’études, École Pratique des Hautes Études,
EA 4116 – Savoirs et pratiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine (SAPRAT)